Pédophilie

Martine Magnin : « Tu sais, Jenny, on enferme les petites filles parce qu'elles ont trop parlé »

Il aura fallu plus de 60 ans à mon invité pour libérer la mémoire qui emprisonnait ses souvenirs. Des souvenirs qu'elle aurait peut-être préféré ne jamais exhumer. Martine Magnin a « écrit comme on vomit ». Sa propre histoire, celle d'une petite fille abusée par son beau-père entre l'âge de 4 ans et demi et 7 ans, face à sa mère silencieuse et sa grand-mère qui n'aimait pas les hommes. « Le confort de l'autruche », publié aux éditions Fauves, est le témoignage atemporel d'un sujet à l'époque encore tabou, porté par la parole d'une femme aujourd'hui grand-mère, enfin libérée.