Handi-tennis

Berck : ils partagent leur passion du tennis fauteuil avec l'Afrique

Le tennis club de Berck veut aider les camerounais en fauteuil à pratiquer le tennis
Le tennis club de Berck veut aider les camerounais en fauteuil à pratiquer le tennis

Depuis un accident, Olivier Laubier a une nouvelle passion : le tennis fauteuil. Il a aujourd’hui le projet de développer ce sport au Cameroun avec son club de Berck.

Direction Yaoundé, capitale du Cameroun, où Olivier Laubier, organise un stage de découverte du tennis fauteuil, du 8 au 19 juillet prochain.

Avant son accident, Olivier Laubier, consultant en ressources humaines de 51 ans, pratiquait le foot et le tennis. Quand il se retrouve en fauteuil, il décide de reprendre le sport. Il découvre le fauteuil tennis et s’étonne de la facilité de sa pratique. « C’est un sport très accessible, très plaisant. On joue avec sa famille, des amis. Il peut jouer en simple, en double, avec des personnes valides ou pas. C’est un sport qui permet de rencontrer du monde ».

A l’époque, Olivier Laubier ne fait pas moins de 150km pour rejoindre son club de tennis. Il décide alors de monter une section fauteuil tennis dans sa ville de l’Oise puis organise des compétitions. C’est alors qu’il commence à rencontrer d’autres personnes en fauteuil, et qu’il découvre autant d’histoires de vie. Il réalise à quel point le tennis permet les rencontres et les échanges. Il s’intéresse particulièrement aux manières dont chacun prend en main sa vie et son handicap, et réalise le plaisir que tous partagent en jouant au tennis.

Bon pour le mental, bon pour le physique

Olivier Laubier a découvert et apprécié Berck lors de sa rééducation. Rappelons que cette ville de bord de la mer abrite l’un des plus grands centres de rééducation fonctionnelle de France. Il décide de s’y installer et bien-sûr de poursuivre son sport,  « bon pour le mental, bon pour le physique ». Il est à l’initiative de la création de la section tennis fauteuil du Tennis Club de Berck qui est un succès. Aujourd’hui la section compte 14 licenciés. Si le nombre semble faible, il est plus que suffisant pour une bonne pratique du tennis fauteuil,  il fait de la section, la plus importante de France.

Mais son action pour partager sa passion va au-delà des frontières. L’entraineur de la section handisport du TCC de Berck est camerounais et il raconte la situation des personnes en situation de handicap de son pays. Il parle par exemple des fauteuils fabriqués avec les moyens du bord. Il n’en faut pas de plus pour que naisse, dans l’esprit d’Olivier Laubier, l’envie de se surpasser de nouveau. Avec le coach, il lance un projet de promotion du fauteuil tennis au Cameroun. La volonté est d’aider à l’inclusion sociale, à l’estime de soi par le sport, en développant dans un premier temps le tennis fauteuil dans un premier temps. Pierre Laubier, commence à récupérer des dons d’anciens fauteuils de ville et de sport pour le Cameroun.

Développer le handi tennis au Cameroun

C’est aussi à Yaoundé, capitale du Cameroun, que la famille Noah, en particulier Zacharie Noah, le père de Yannick Noah a fondé le country club. Au Cameroun, le sport est une véritable passion, le handisport n’en est pas en reste puisque certains sportifs, ont une reconnaissance au-delà des frontières. Avec son action, le TCC Berck et le Zacharie Noah Country Club espèrent développer le tennis fauteuil au Cameroun dès cet été.

Le projet est ambitieux. Pendant trois ou quatre jours, un stage de handi-tennis est programmé avec des joueurs de Yaoundé, avec à l’issue un tournoi. Mais la volonté est de repérer puis de former de futurs joueurs de haut niveau. Ainsi, le coach du TC Berck va transmettre aux coachs sportifs les principes du tennis en fauteuil leur donneront les clés de la préparation sportive.

Le club remettra également à cette occasion des fauteuils de ville et de sport qui a ce jour ont déjà été recueillis. Toutefois le projet a un coût puisque 8 joueurs et 4 accompagnants sont du voyage. Ils ont besoin de soutien pour leur transport, celui du matériel, et pour leur mobilité au Cameroun

Vous pouvez soutenir ce projet jusqu’au 31 mai sur la plateforme de crowdfunding.