Apologie Terrorisme

Apologie du terrorisme : prison ferme pour un homme déficient mental

Mercredi 14 janvier, un homme de 28 ans atteint d'une légère déficience mentale est jugé pour apologie du terrorisme. Le tribunal de Bourgoin-Jallieu le condamne à six mois de prison ferme.

Dimanche 11 janvier vers 22 h 30, il s'écrie "Allah akbar" devant les policiers qui patrouillaient dans les rues de la ville de l'Isère "Ils ont tué Charlie, moi j'ai bien rigolé. Par le passé ils ont déjà tué Ben Laden et de nombreux frères... Si je n'avais pas de père ni de mère, j'irais m'entraîner en Syrie", racontent sur le site de la chaîne, les journalistes de France 3.

 

Pour le tribunal de grande instance de Bourgoin-Jallieu, ses propos entrent dans le cadre  de la loi qui punit l'apologie du terrorisme. Interpellé lundi 12 janvier à son domicile, Aikel (1) est jugé mercredi.

 

"C'est quelqu'un d'immature qui a une altération de son discernement et qui est relativement fragile. Il est suivi par un psychiatre", affirme à Vivre FM Me Catherine Perbet son avocate qui poursuit : "Le rapport de l'expert a reconnu une altération du discernement. Dans ce cas, le prévenu peut être condamné". L'homme perçoit l'allocation adulte handicapé.

 

"C'est un garçon influençable, notamment par les crétins de son quartier. Il suit souvent les autres", selon les termes de Cédric Cabut, procureur de la République auprès du tribunal correctionnel de Bourgouin-Jallieu interviewé par Vivre FM.

 

L'homme de 28 ans est connu de la justice, notamment pour des faits de vols, menaces de mort et provocations. "Il est conscient de ses actes. Il est atteint d'une légère déficience mentale", explique le procureur, qui cependant dispose de peu d'informations : "Je crois qu'il est sous traitement. Selon ses propos il a des problèmes familiaux, son père voulait le mettre dehors".

 

Au moment du verdict Aikel prend la parole : "je préfère être enfermé comme ça je ne verrai pas mon père".

 

"Le problème avec la rapidité des comparutions immédiates c'est que l'on n'a pas toutes les informations sur les prévenus", regrette Cédric Cabut. " Dans l'audience public il n'a pas été fait état plus que ça du parcours d'Aikel", atteste Catherine Perbet son avocate.

 

(1) Son nom de famille ne nous a pas été communiqué.