Plainte

Sept jeunes trisomiques portent plainte contre le CSA

Sept jeunes trisomiques portent plainte devant le Conseil d'état
Sept jeunes trisomiques portent plainte devant le Conseil d'état

Ils sont sept jeunes porteurs de trisomie 21 à avoir déposé une requête devant le Conseil d’État contre le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Ils s'offusquent de l'arrêt de la diffusion d'un mini film rassurant une future maman, enceinte d'un enfant diagnostiqué trisomique.

Tout commence au mois de mars dernier lors de la journée mondiale de la trisomie 21. Les chaines de télévision, TF1, M6, Canal+ et D8 diffusent gracieusement un clip réalisé par une fondation italienne proche des milieux catholiques, Coordown.

Le clip débutte par une future maman qui s’interroge :  " Je viens de découvrir que mon futur enfant sera trisomique, je suis effrayée. Quel genre de vie aura-t-il? ". Suivent de jeunes gens trisomiques  qui lui répondent dans plusieurs langues et parlent de leur vie heureuse.

Près de 6 millions de personnes ont vu ce clip qui a fait le tour du monde.

L’une des associations qui a produit le film n’est autre que la fondation Jérôme Lejeune qui ne cache pas son engagement contre l’avortement et dont la responsable de la communication n’est autre que Ludovine de La Rochère , la présidente de la "Manif pur tous".

Une campagne d'interêt général?

Au regard de l’association le message est donc double :

Premièrement il vise à faire évoluer le regard sur les personnes trisomique, et veut inciter à renoncer aux avortements thérapeutiques en cas de diagnostic prénatal de la trisomie 21. C’est en effet l’un des combats de la Fondation Jérôme Lejeune qui constate que près de 95% des diagnostics prénataux débouchent sur une interruption de grossesse. La fondation multiplie ses actions pour informer les futures mères et dédramatiser la trisomie 21.

Oui, mais voila, le CSA considère que cette campagne n’est pas d’intérêt général et qu’elle vise d’abord à lutter contre l’avortement. Les sages de d’audiovisuel adressent donc un avertissement aux chaines de télévision : « soyez plus vigilants à l’avenir » disent-ils.

Le groupe de jeunes adultes trisomiques décident de porter l'affaire en déposant un recours devant le Conseil d'Etat. Ils sont soutenus par la mère magistrate de l'un d'eux et par un juriste. La plainte sera étudiée dans un délai entre 12 et 18 mois.

Jean Baptiste a 20 ans, il est lui même en situation de handicap et il fait partie du groupe des 7 qui a déposé cette plainte.

Associations anti-avortements

Les associations qui ont participées à la promotion du clip sont issues d'une partie de l'Europe. Elles militent toutes pour que le dépistage de la trisomie 21 ne débouche pas sur un avortement. Parmi elles: La Fondation Jérôme Lejeune, Les amis d'Eleonore, Down Madrid, et Saving downs.