Scolarisation

École : un mois après la rentrée, déjà les premiers problèmes avec les auxiliaires de vie scolaire

Le statut précaire des AVS restent la source de nombreux problèmes pour la scolarisation des enfants handicapés
Le statut précaire des AVS restent la source de nombreux problèmes pour la scolarisation des enfants handicapés

Alors que les élèves ont repris le chemin de l'école depuis un mois, pour ceux qui ont un handicap, c'est déjà la galère: les auxiliaires de vie scolaire manquent. Leur statut précaire cause de nombreuses ruptures dans l'accompagnement. Les syndicats et les associations dénoncent le manque de moyens pour la scolarisation des élèves handicapés.

Isabelle a un petit garçon en CE1. Elle regrette qu'à peine un mois après la rentrée, l'auxiliaire de vie scolaire (AVS) ait dû quitter son travail. "Mon fils est censé avoir un accompagnement de 12h par semaine par une AVS. Mais cette AVS s'est vue signifiée une rupture de contrat au 30 septembre. Au motif qu'une circulaire de juillet  demandait aux AVS d'avoir soit un diplôme d'Aide à l'enfance, soit d'être inscrit à Pôle Emploi depuis au moins 2 ans. C'est déjà la 4ème AVS en un an qui est attribuée à mon fils".

A Paris, un grand nombre d'élèves se retrouve sans l'accompagnement prévu par une notification de la MDPH. C'est ce qu'affirme le syndicat enseignant majoritaire dans le premier degré SNUIPP-FSU. "Il s'agit de plusieurs centaines d'élèves en situation de handicap qui ne bénéficient pas de la présence de l'AVS prévue par la maison départementale du handicap". Le syndicat, dans un communiqué dénonce la situation de "nombreux AVS qui travaillent depuis la rentrée sans être payés".

 

Des accompagnants encore trop précaires selon les associations

Plus généralement en France,  la Fnaseph, association de parents dénonce la situation toujours aussi précaire des AVS. Plusieurs points sont mis en avant et affirment que "le passage en CDI ne sortira pas les accompagnants de la précarité. Avec des temps partiels  imposés et une rémunération faible de 680 euros net par mois. Insuffisant pour vivre d'où un turnover encore important". La Fédération regrette que la formation des AVS soit encore trop faible. Enfin, elle rappelle que "les jeunes doivent pouvoir bénéficier d'accompagnants sur tous leurs lieux et temps de formation et de socialisation. Cela inclus les activités périscolaires, les loisirs, les stages de formation et l'apprentissage notamment."