AVS UNAPEI

Titularisation progressive des AVS : l'UNAPEI est satisfaite mais en attend plus

Suite à l'annonce par le gouvernement de la titularisation progressive en CDI de 28 000 AVS et de la création d'une formation pour eux, l’UNAPEI est satisfaite mais en attends plus.
Suite à l'annonce par le gouvernement de la titularisation progressive en CDI de 28 000 AVS et de la création d'une formation pour eux, l’UNAPEI est satisfaite mais en attends plus.

Le gouvernement a annoncé la titularisation de 28 000 auxiliaires de vie scolaire (AVS) en CDI et la création d’une formation à ce métier. Des décisions saluées par les associations liées au handicap. L’UNAPEI, l’association des parents d’enfants atteints d’un handicap mental, salue elle aussi la démarche du gouvernement, mais en attend plus.

28 000 AVS vont progressivement être titularisés à partir de la rentrée 2014 et une véritable formation au métier d’auxiliaire de vie scolaire sera créée en 2015. « C’est vraiment un acte très fort qui montre un tournant. Il fallait que quelqu’un amorce se tournant », affirme Christel Prado,  présidente de l’UNAPEI, l’association des parents d’enfants atteints d’un handicap mental. Mais pour elle, il reste encore à faire.

 

Des contrats aidés non adaptés à la situation

 

Si l’association s’enthousiasme de la fin de la précarité annoncée pour les AVS, elle s’inquiète encore pour les enfants handicapés. « La mauvaise nouvelle, c’est qu’on recrute 8 000 AVS supplémentaires pour la rentrée de 2013 sous la forme de contrats aidés », soutien Christel Prado. Un personnel pas assez qualifié pour encadrer la scolarité d’enfants en situation de handicap selon l’UNAPEI. « Cela fait des années que le monde associatif, aussi bien que le monde politique, a reconnu que les contrats aidés ne sont pas le personnel adéquat pour s’occuper d’élèves en situation de handicap. Souvent, la population des contrats aidés est elle-même en grande difficulté», poursuit la présidente de l’UNAPEI.

 

13 000 enfants encore sans solution éducative

 

Malgré les annonces du gouvernement, des milliers d’enfants sont encore sans solution pour la rentrée à venir. « Nous espérons vraiment que le gouvernement va comprendre que c’est en travaillant ensemble, secteur associatif porteur du médico-social et éducation nationale, que nous allons vraiment répondre aux besoins de tous les enfants. Mais il y en a encore 13 000 en France qui n’ont aucune solution éducative, souvent ceux pour lesquels les problématiques du handicap sont les plus complexes. Notamment des jeunes autistes et des jeunes polyhandicapés. Ce n’est pas normal », complète Christel Prado.

 

Renforcer la coopération entre l’école et le milieu médico-social

 

Pour l’UNAPEI, il reste encore à renforcer la coopération entre les secteurs pour améliorer la scolarisation des enfants handicapés. « Depuis 2005, toutes les associations appellent à la mobilisation pour la collaboration entre l’éducation nationale et le secteur médico-social, afin que l’ensemble des besoins des élèves en situation de handicap soient couverts, et ce, quel que soit leur situation et leur degré de handicap », affirme Christel Prado.

Elle espère désormais que la « volonté politique manifestée » ne s’essoufflera pas. « Nous allons pousser dans ce sens là,  et aider.  Et si tout cela ne s’avère être qu’un feu de paille, ce que je ne pense pas, nous serons là pour le dire », conclut-elle. Le gouvernement a annoncé jeudi 22 août différentes mesures pour améliorer la scolarisation des enfants en situation de handicap.