Le GPF met en garde : il ne faut pas oublier les personnes en « grand déficit d’automie »

Début septembre, des personnes handicapées manifestaient pour la fermeture des institutions et pour le droit à une vie autonome, devant le parlement européen de Strasbourg. Aujourd’hui des familles rappellent que pour certaines personnes lourdement handicapées, l’institution spécialisée est la seule solution viable. En effet, ces personnes en « grand déficit d’autonomie » ont sans cesse besoin d’un accompagnement spécifique ainsi que de soins permanents. Le Groupe Polyhandicap France (GPF) souligne l’importance de structures d’accueil adaptées.

Monique Rongières, la présidente du GPF, déclare être favorable à toutes sortes et toutes formes d’accueil s’il est compensé par des équipes compétentes et en nombre suffisant, et ce aussi bien dans les institutions qu’à domicile.

Le groupe précise également que le choix d’accueil de la personne en déficit d’autonomie doit appartenir à la famille. Il y a beaucoup d’organismes et d’institutions, qui reçoivent sous différentes formes.  Le choix idéal doit exclusivement dépendre de l’entourage de la personne handicapée. Monique Rongières insiste sur le fait que ce choix ne doit absolument pas se faire pas défaut.

Le groupe pointe aussi du doigt des limites et les dangers de l’utilisation d’un langage commun à toutes les situations de handicap. Cela entraine régulièrement des omissions de besoin ou de soutien pourtant indispensables aux polyhandicapés, même si certains sont toujours en attente de ces aides.

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