Rejet de la loi Paul Blanc par le Conseil constitutionnel : Réaction de Frédéric Bouscarle en exclusivité sur Vivre FM
Vendredi 29 juillet 2011
« Le rejet par le Conseil constitutionnel des dérogations à l’accessibilité des bâtiments neufs pour les personnes handicapées est une excellente nouvelle »
Le Conseil constitutionnel a censuré hier, jeudi 28 juillet 2011, l’article 19 de la loi Paul Blanc qui introduisait des possibilités de dérogation aux normes d’accessibilité dans le bâti neuf (une loi adoptée en seconde lecture par le Sénat le 28 juin dernier), au motif que cette loi était contraire à la constitution.
Frédéric Bouscarle, secrétaire national UMP en charge de l’insertion des personnes en situation de handicap et président de l’association HANDIPOP s’est exprimé sur Vivre FM.
« Nous, personnes en situation de handicap, n’avons pas laissé passer cette loi, qui a peut-être été une idée de lobbyistes de l’immobilier et des promoteurs immobiliers… Nous étions totalement contre car elle abîmait la Loi du 11 février 2005. Si ça ne tenait qu’à moi, évidement, je voudrais une accessibilité à 100% sur tous les locaux publics, dans les logements de vacances etc. Je pense que dans un premier temps le positif c’est qu’on n’a pas laissé faire les choses. »
Pensez-vous que les grandes associations du handicap aient joué un rôle important dans le rejet de cette loi ?
« Je pense qu’il y a eu une prise de conscience de toutes les associations françaises. Elles sont indispensables car elles permettent de faire raisonner les familles politiques. Il faut continuer à se battre ensemble. Toutes les associations de droite et de gauche doivent se soutenir et surpasser l’idéologie politique. »
Votre appartenance à l’UMP vous a-t-elle permis d’être mieux écouté ?
« Je pense que oui. Une famille politique fait confiance aux personnes qui font partie de la même famille. Elle écoute toutes les associations bien sûr, mais si une personne en interne fait du lobbying et montre son mécontentement, oui, elle est plus écoutée sinon je ne serais pas là et HANDIPOP n’existerait pas. C’est aussi mon rôle de faire évoluer les mentalités et les lois en faveur des personnes en situation de handicap C’est le but de mon engagement politique.»
Propos recueillis par Nassima Delci
