Pile et Face (Richard Anou vous fait partager sa passion de la musique avec ses invités)
Nicole Bykoff présidente du jazz à Maisons-Laffitte qui aura lieu du 20 au 30 juin, elle nous révèle la programmation de son festival, indépendant et riche en événement.

Le Bloc Notes des Filles avec Anne Matura et Julie Legros.

Portrait Express (par Richard Anou – un portrait en 5 épisodes, pour renouveler chaque jour le plaisir de cette rencontre)
Olivier Collet, jeune plein de dynamisme, il nous dévoile sa passion pour la radio, son envie de s’ouvrir au monde et de profiter sereinement et tranquillement sa vie de jeune homme. Il adore les files, les savoure des yeux et souhaite fonder une famille un jour, mais il a encore du temps devant lui !

La Santé Mentale en question (par Anne Voileau et ses invités – Des questions de fond sur tous les domaines touchant à la santé mentale)

Science et conscience (par Jean- Louis Faure – Pour mieux connaître et comprendre le handicap, un parcours à travers la médecine, la sociologie, la statistique, la psychologie, la philosophie, dans un permanent souci de confrontation à l’ éthique).
Agata ZIELINSKI, philosophe, enseigne dans l’Académie de Créteil et au Centre Sèvres. Elle nous apporte des éléments pour construire une éthique de la relation, sujet tellement important dans le domaine du handicap pour donner du sens au travail des professionnels et à l’engagement des aidants familiaux. Elle nous parle de la compassion comme » affect et action « , de la dimension relationnelle de l’autonomie, de la vulnérabilité comme » fonds commun d’humanité « .
La compassion ne consiste pas tant à sentir ce que l’autre souffre, qu’à répondre à l’appel d’autrui souffrant. La compassion, ce n’est pas la larme à l’œil, c’est la responsabilité. La compassion s’inscrit dans cette «
dialectique de l’action et de l’affection » qui contribue, selon Ricoeur, à définir l’éthique. De même que la compassion ouvre à la relation, l’autonomie, aussi paradoxal que cela puisse paraître, se développe dans une dynamique relationnelle. Nous héritons de deux traditions dans l’usage du terme » autonomie » : avec Kant, respecter l’autonomie, c’est viser la dignité de la personne et l’on s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement ; avec la tradition anglo-saxonne, la référence centrale, c’est l’individu, et l’on adopte une attitude d’acquiescement envers ses choix personnels. En fait, favoriser l’autonomie, c’est faire attention aux capacités de la personne pour d’abord les reconnaître, puis les stimule et les développer.
Ricoeur parle de l’ » homme capable » pour définir la personne comme sujet de ses paroles, de ses choix et de ses actes. L’autonomie est l’objet d’une conquête progressive car la vulnérabilité, la fragilité, précèdent l’autonomie. Cette vulnérabilité n’est pas seulement du côté de la personne handicapée ; il y a aussi une vulnérabilité du soignant ou de l’accompagnant. La vulnérabilité fait partie de notre » fonds commun d’humanité « . Reconnaître que nous avons la vulnérabilité en partage, c’est pouvoir reconnaître la dignité de l’autre, sans condescendance ni pitié, dans un regard d’égal à égal, de visage à visage, pour reprendre les termes d’Emmanuel Levinas. C’est à partir de là, et non de ma hauteur, que je peux aider à l’autonomie de celui qui apparaît plus vulnérable que moi.
