Pile et Face du 31/01/09
Pile et Face (Richard Anou vous fait partager sa passion de la musique avec ses invités)
Philippe Lavil
Philippe Lavil est né le 27 septembre 1947 à Fort de France en Martinique. C’est en 1960 que Philippe débarque en métropole pour continuer ses études. Il découvre alors le rock anglo-saxon. Dans un pensionnat du sud de la France à Dieulefit, un professeur d’anglais qui n’est autre que Graeme Allwright, chante en s’accompagnant à la guitare. Le professeur de français s’appelle Jacques Cours, il et fait partager aux jeunes pensionnaires sa passion pour le jazz. Philippe s’initie à la guitare et à la batterie. Vers l’âge de 17 ans, il sait qu’il veut “faire l’artiste”. Après 30 ans de carrière émaillée de succès tels que “Il tape sur des bambous”, “kolé séré” interprété avec Jocelyne BEROARD, ou encore “Si Marianne était black”, Philippe ayant travaillé avec les plus grands musiciens caribéens, a eu envie de les faire découvrir au plus grand nombre, pas le biais de ce festival.
Vivre pour Vivre du 31/01/09
Vivre pour Vivre (Ils font l’actualité, ils ont du cœur et du talent, ils sont aussi sur Vivre FM, aux côtés de Jacques Dejeandile ).
Gilbert Sinoué, pour son roman « Erevan » Editions Flammarion
Né au Caire. Père Égyptien, mère d’origine française, grand-mère maternelle grecque, il baigne dans une atmosphère pluriculturelle qui forgera en lui le sens profond de la tolérance dont on retrouve la trace dans la plupart de ses écrits. Après des études chez les Jésuites, il part pour le Liban où il vit environ deux ans. Il s’installe à Paris en 1968. Études de guitare classique à l’École Normale de Musique. Il enseigne dans le même temps qu’il compose des textes de chansons pour des interprètes aussi divers que Nicole Croisille, Claude François, Jean-Claude Pascal, Dalida, Annie Cordy, Marie Laforêt ou encore Jean Marais. En 1986, il abandonne le métier de parolier pour se consacrer entièrement à la littérature. À ce jour, il a publié une vingtaine d’ouvrages, romans, essais et biographies confondus. La majorité des romans de Gilbert Sinoué sont régulièrement traduits en une dizaine de langues.
La Santé mentale en question du 31/01/09
La Santé Mentale en question (par Anne Voileau et ses invités – Des questions de fond sur tous les domaines touchant à la santé mentale).
Science et Conscience du 31/01/09
Science et conscience (par Jean- Louis Faure – Pour mieux connaître et comprendre le handicap, un parcours à travers la médecine, la sociologie, la statistique, la psychologie, la philosophie, dans un permanent souci de confrontation à l’ éthique).
Eric PLAISANCE, sociologue, ancien professeur à l’Université Paris Descartes, chercheur au Centre de recherche sur les liens sociaux, est un spécialiste reconnu des questions de scolarisation des enfants handicapés.
La loi du 30 juin 1975 reconnaît le principe de " l’obligation éducative "
pour les enfants handicapés. La loi du 11 février 2005 va plus loin en affirmant que la règle est la formation scolaire des enfants handicapés, sous le thème général de l’accessibilité. Mais cette scolarisation de droit commun continue à faire débat et à rencontrer des obstacles. Eric PLAISANCE nous aide à comprendre ces difficultés et trace des pistes pour les dépasser.
En France, l’histoire de l’éducation destinée aux enfants handicapés est fondamentalement une histoire de la séparation de l’éducation " spéciale "
par rapport aux circuits réguliers de l’éducation. Cette séparation est structurée en des ensembles institutionnels dépendant de ministères différents et un " mur invisible " sépare l’école du monde " médico-social ". La politique d’intégration scolaire a été formulée au début des années 80. Mais elle est restée ambiguë, l’intégration renvoyant à des démarches d’assimilation de personnes extérieures ou se traduisant par des regroupements dans des classes spécifiques. Bien des pays étrangers et les organisations internationales se réfèrent plutôt à la notion d’inclusion, qui exprime l’idée que les élèves handicapés sont des membres à part entière de la communauté scolaire. Ils ont des " besoins éducatifs particuliers ".
La réponse exige un double décentrage : d’une part s’interroger sur les besoins plutôt que lister les déficits, d’autre part se dégager d’un modèle médical pour s’inscrire dans une perspective résolument éducative.
Sans reprendre le terme d’inclusion, l’inscription de tout enfant handicapé dans l’école ordinaire, si possible de son quartier, posée par la loi de 2005, relève de ce principe. Pour réussir, des transformations culturelles sont nécessaires. Elles impliquent des changements des représentations, la compréhension qu’il faut conjuguer les aides individualisées et l’organisation d’un cadre pédagogique permettant de gérer la diversité, le développement d’une culture de la coopération au sein des établissements scolaires et avec les établissements médico-sociaux, une mutation de la formation des maîtres, etc.
